Sebastian, l’écrivain, Sonja, la comédienne, les danseurs Greta et Gregor Gregori n’ont rien en commun. Les courtisanes sur le retour, les dandys ou les érudits qu’ils croisent non plus. Ils se connaissent pourtant. Ils fréquentent les mêmes cabarets de Berlin, traversent les mêmes rues parisiennes. Ils partagent aussi les mêmes angoisses existentielles : tous déchirés entre nostalgie et désespoir, ambition et fuite. Ni les divertissements de la grande ville, ni les drogues les plus dures ne parviennent à les rassasier, à les sortir de leur solitude.
Plusieurs voix dans ce roman semblent se faire écho sans jamais se répondre vraiment... Les protagonistes vivent les uns à côté des autres, mais restent inaccessibles. Sauf parfois, le temps d’une brève rencontre à l’infini.
Pour la première fois traduit en français, ce roman à l’esthétique théâtrale constitue un maillon important dans la production littéraire de l’auteur, tant il porte l’empreinte de l’esprit d’une génération sans repères, la sienne. Point de rencontre à l’infini ouvre déjà la voie des grands romans de l’auteur que sont Mephisto et Le Volcan, et de son engagement politique contre le nazisme.



En librairie le 11 mars 2010
Traduit de l’allemand par Corinna Gepner
304 p.
23 €
ISBN : 9782752903747


Klaus Mann est né le 18 novembre 1906 à Munich. Il entre en littérature au début de la République de Weimar. Adversaire du nazisme, il quitte l’Allemagne en 1933 et est déchu de sa nationalité en 1935. Il se suicide à Cannes, le 21 mai 1949. Son talent s’est aussi bien exprimé dans le roman (Mephisto) que l’essai, le théâtre et l’autobiographie (Le Tournant). Son œuvre est aujourd’hui considérée comme l’une des plus significatives de la littérature allemande.
Point de rencontre à l’infini est le roman le plus important publié par Klaus Mann avant son exil.