Drôle de jeu, par Roger Vailland
« Car enfin, vous jouez, lui dit-elle… poser des bombes au clair de lune, faire dérailler un train, est évidemment un jeu passionnant. (…) Vous devez jouer à faire jouer les autres… drôle de jeu. »
Publié aux éditions Corréa à la Libération, couronné par le prix Interallié en 1945, Drôle de jeu, qui retrace la vie quotidienne d’un résistant en 1944, n’est pourtant pas, ainsi que l’affirme Vailland lui-même, un livre sur la Résistance, ni un roman historique, mais « une fiction, une création de l’imagination ».
Le roman, découpé en cinq journées au cours desquelles le narrateur, Marat, se partage entre les réflexions sur l’avant-guerre, l’illusion communiste, son jeu stendhalien de séducteur, et l’engagement au quotidien – le sabotage d’un train, la trahison des camarades – est essentiellement une interrogation sur la valeur de l’engagement, et la notion de résistance.

En librairie le 5 novembre 2009
Collection: Libretto
272 p.
10 €
ISBN : 9782752904249
Roger Vailland ( 1907-1965), connut une carrière d’essayiste, de journaliste et d’écrivain. Co-fondateur de la revue « Le grand jeu », il côtoie le Paris intellectuel des années 30, puis, en 1942, s’engage dans la Résistance aux côtés des gaullistes et des communistes. Auteur de neuf romans ( notamment Les Mauvais Coups, Beau masque et 325 000 francs), de pièces de théâtre, de scénarios de cinéma – notamment pour Roger Vadim -, lauréat du prix Goncourt en 1957 pour La loi, on retrouve dans son oeuvre l’influence de Stendhal et des libertins du XVIIIe mêlée à la force de l’engagement politique.